Retour aux Guides
Entrepreneurs

Bootstrap ou levée de fonds ? Compare les deux voies avec Claude

6 min de lecture


La plupart des fondateurs décident de lever ou non des fonds selon ce que le processus leur fait ressentir, exaltant et valorisant, ou épuisant et incertain, plutôt qu’en exposant ce que chaque voie exigerait réellement pour fonctionner. C’est une façon compréhensible de décider, mais ce n’est pas la même chose que de savoir quelle voie est réelle. Un fondateur qui sort de trois cafés encourageants avec des investisseurs peut avoir le sentiment que lever est évidemment le bon choix, sans avoir jamais calculé les chiffres du bootstrap pour voir s’ils tiennent.

Attention

Ce que la levée de fonds fait ressentir te renseigne sur le processus. Cela ne te dit pas si l’alternative du bootstrap a jamais été viable, et ce sont des questions différentes.

Choisir de lever parce que le bootstrap paraît incertain n’est pas une décision. C’est sauter la comparaison.

Pourquoi le ressenti n’est pas la comparaison

La levée de fonds a son propre élan, des réunions, des term sheets, un sentiment de validation extérieure, qui peut la faire paraître comme la voie évidente. Le bootstrap n’a pas d’élan équivalent auquel le comparer, si bien qu’il est facile d’évaluer les deux voies sur des bases complètement différentes au lieu des mêmes chiffres. Un term sheet en main paraît concret d’une façon qu’un plan hypothétique de douze mois en bootstrap ne l’est pas, même quand le plan en bootstrap est celui qui offre une voie vraiment plus claire vers la durabilité.

Prends un fondateur de SaaS à 8 000 $ de MRR à qui l’on a proposé un tour d’amorçage de 500 000 $ grâce à une introduction chaleureuse d’un investisseur. L’offre paraît valorisante et le processus est déjà en marche, appels fixés, term sheet rédigé. Pendant ce temps, l’alternative du bootstrap, supprimer deux contrats de prestataires et pousser la croissance à 15 % par mois, n’a jamais été réellement modélisée. Sans exposer les deux voies avec de vrais chiffres, le fondateur compare une option concrète et en marche à une option vague et non examinée, et cette comparaison favorisera toujours la voie qui a déjà de l’élan.

Avant : décider de lever parce que le processus est déjà en marche, ou décider de rester en bootstrap parce que lever paraît intimidant, sans exposer concrètement aucune des deux voies.

Après : donner à Claude tes vrais chiffres, MRR actuel, consommation de trésorerie, trajectoire de croissance, et demander ce qui devrait être vrai pour que la voie du bootstrap fonctionne réellement, exposé à côté de ce qu’exige la voie financée.


Une méthode pour comparer honnêtement les deux voies

  1. 1

    Donne tes vrais chiffres, pas des projections optimistes

    Donne le MRR, la consommation et le taux de croissance réels. Une comparaison bâtie sur des projections pleines d’espoir te dit quelle voie tu veux qui soit vraie, pas laquelle l’est, et il est facile d’arrondir inconsciemment ta croissance à la hausse quand tu penches déjà pour une option.

  2. 2

    Demande ce que la voie du bootstrap exige précisément

    Demande le taux de croissance, les coupes de coûts ou l’allongement de délai dont le bootstrap aurait réellement besoin pour atteindre la durabilité. Un vague « ça peut marcher » n’est pas une vraie réponse à comparer, et forcer un chiffre précis est ce qui transforme une intuition en quelque chose que tu peux évaluer.

  3. 3

    Demande ce que la voie financée coûte précisément

    Obtiens aussi les vrais compromis de la levée, dilution, sièges au conseil, attentes de croissance qui accompagnent l’argent, pas seulement l’autonomie de trésorerie qu’il achète. L’autonomie qu’une levée achète est la partie facile à voir ; ce sont les obligations qui l’accompagnent qui changent vraiment la façon dont l’entreprise fonctionne ensuite.

  4. 4

    Demande ce qui devrait te faire changer d’avis sur l’une ou l’autre voie

    Demande le signal précis, un taux de croissance qui passe sous un seuil, un segment de clients qui ne se matérialise pas, qui signifierait que la voie suivie ne fonctionne pas. Un plan sans signal de changement d’avis est un espoir, pas un plan, et il est bien plus facile de définir ce signal maintenant qu’au huitième mois, quand tu es émotionnellement investi dans la voie déjà choisie.

Prompt
“

Je dois choisir entre lever un tour d’amorçage de 500 000 $ maintenant ou rester en bootstrap pendant encore 12 mois avec 8 000 $ de MRR. Expose les compromis de chaque voie et dis-moi ce qui devrait être vrai pour que la voie du bootstrap fonctionne encore.

”

Si une offre précise est déjà sur la table, il aide d’inclure ses conditions réelles, pas seulement le montant affiché, car le vrai coût d’une levée se trouve dans la valorisation et la composition du conseil, pas seulement dans la taille du chèque.

Prompt
“

Le term sheet sur la table est de 500 000 $ avec un plafond de 4 M$ et un siège au conseil. Intègre ces conditions précises dans la comparaison, pas seulement le montant, et dis-moi ce que renoncer à ce siège signifierait concrètement.

”

Dans Claude Tutorial

Comparer ce que chaque voie exige réellement, et non ce qu’elle fait ressentir, est transférable.

Exposer côte à côte les vraies exigences de deux voies, au lieu de choisir selon l’élan ou le confort, vaut bien au-delà des décisions de levée de fonds. L’appli propose une leçon complète à ce sujet, avec une pratique qui se transpose à toute grande décision comptant plus d’une route viable.

Bientôt disponible
Télécharger dans l’App Store
DISPONIBLE SURGoogle Play

Quand aucune voie ne paraît nette sur le papier

Parfois la comparaison honnête montre que les deux voies sont réellement difficiles, la voie du bootstrap exige un taux de croissance que tu n’atteins pas actuellement, et la voie financée exige une dilution et des attentes de croissance dont tu n’es pas sûr de vouloir. C’est une vraie réponse, pas une comparaison ratée. Les fondateurs s’attendent souvent à ce que l’exercice désigne un gagnant clair, et quand ce n’est pas le cas, il est tentant de retomber sur la décision au ressenti que tout l’exercice devait remplacer.

Astuce

Demande à Claude de nommer le risque précis de chaque voie plutôt que de désigner un gagnant. Une décision prise avec le vrai risque de chaque option nommé est plus défendable ensuite qu’une décision qui a traité un choix serré comme évident.

Prompt
“

Aucune voie ne paraît nettement meilleure d’après ce que tu as exposé. Nomme le plus gros risque de chacune précisément, pas en termes généraux, pour que je puisse décider quel risque je suis le plus prêt à assumer.

”

Il vaut aussi la peine de demander à quoi ressemblerait une voie hybride, une levée plus petite que celle sur la table, associée à une partie de la même discipline que le plan en bootstrap exigerait, plutôt que de traiter les deux options comme strictement tout ou rien.

Prompt
“

Existe-t-il une voie intermédiaire, une levée plus petite que 500 000 $ combinée à une partie de la discipline de coûts du plan en bootstrap, qui réduise le risque des deux extrêmes ? Expose à quoi cela ressemblerait concrètement.

”

Pour aller plus loin