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Productivité

Écrire des prompts qui t’obtiennent un premier brouillon utilisable

9 min de lecture


Un premier prompt qui n’est que le nom de la tâche, « écris une description de produit », « résume ceci », « donne-moi des idées », revient presque toujours trop générique pour être utilisé tel quel. Bien démarrer avec Claude couvre l’habitude de base de décrire la situation au lieu de seulement la tâche. Cet article transforme cette habitude en un cadre que tu peux appliquer de la même façon chaque fois, que la tâche prenne dix secondes ou dix minutes à réfléchir.

Astuce

Un prompt qui nomme la tâche, l’audience, les contraintes, et le format ne laisse rien à deviner à Claude. Un prompt qui ne nomme que la tâche le laisse deviner les trois autres.

Tu n’écris pas une phrase plus habile. Tu réponds à quatre questions avant que Claude n’ait à les deviner.

Les quatre ingrédients d’un prompt qui marche

Chaque tâche que tu confierais à Claude a quatre choses qui valent le coup d’être énoncées dès le départ, même quand la réponse te semble évidente.

Tâche. Ce que tu veux vraiment produire ou obtenir comme réponse. Un verbe précis et un objet précis, pas « aide-moi avec X ».

Audience. Qui lit ou utilise le résultat. Un message à ton manager et un message à un coéquipier proche demandent des mots différents même quand le contenu sous-jacent est identique.

Contraintes. Tout ce dans quoi le résultat doit rentrer : une longueur, un délai, un ton, une information qui doit être incluse ou doit être exclue.

Format. La forme du résultat. Une liste à puces, un paragraphe court, un tableau, trois options au lieu d’une.

Omets un des quatre et Claude remplit le trou avec sa meilleure supposition générique. Parfois cette supposition est assez proche. C’est rarement exactement ce dont tu avais besoin au premier essai, et l’écart se manifeste généralement par un tour supplémentaire d’allers-retours qu’un premier prompt plus complet aurait évité.

IngrédientLa question à laquelle il répondCe que fait Claude si tu l’omets
TâcheQu’est-ce qui doit exister après ?Choisit l’interprétation la plus courante d’un verbe vague
AudienceQui lit ou l’utilise ?Écrit pour un lecteur général, généralement un peu trop formel
ContraintesDans quoi ça doit rentrer ?Retombe sur sa propre longueur, son ton, et sa portée
FormatQuelle forme ça doit prendre ?Renvoie de la prose quand tu voulais une liste, un tableau, ou des options

Prompt faible, prompt fort, même tâche

La différence n’est pas la longueur. C’est combien des quatre questions le prompt répond avant que Claude n’ait à le faire.

Prompt faible au départCe que Claude doit devinerVersion plus forte
« Écris une mise à jour produit. »Audience, longueur, ton, ce qui a été livré« Écris une mise à jour produit de 120 mots pour des clients existants annonçant les vues enregistrées. Amicale, pas vendeuse. Un court paragraphe plus une ligne "comment l’activer". »
« Résume ce rapport. »Longueur, focus, pour qui« Résume ce rapport en cinq puces pour un dirigeant qui se soucie de l’impact budgétaire et du calendrier, pas de la méthodologie. »
« Donne-moi des idées de ligne d’objet. »Nombre, produit, angle, longueur« Donne-moi sept lignes d’objet de moins de 45 caractères pour un e-mail de réengagement à des utilisateurs en essai qui n’ont jamais activé. Curieux, pas insistant. »

Le même cadre, trois tâches différentes

Les quatre ingrédients ne changent pas selon la taille de la tâche. Voici la même structure appliquée à trois tâches qui n’ont presque rien d’autre en commun.

Un message interne rapide :

Prompt
“

Écris un message Slack de deux phrases à mon équipe pour les informer que le standup du mardi passe à 14h cette semaine seulement. Ton décontracté, pas besoin d’expliquer pourquoi.

”

Une comparaison structurée :

Prompt
“

Compare un plan tarifaire mensuel et annuel pour un produit à 15 $ par mois, du point de vue de l’acheteur. Liste les compromis dans un tableau court : coût, engagement, et risque d’annulation.

”

Un brainstorm créatif :

Prompt
“

Donne-moi huit idées de nom pour un café de rue ambulant qui met l’accent sur la rapidité et la qualité, pas la taille ou les places assises. Garde chaque nom sous trois mots.

”

Remarque ce qui est constant. Chacune de ces demandes nomme une tâche, une audience ou un contexte, au moins une contrainte, et un format. Le message Slack nomme un ton décontracté et une limite de deux phrases. La comparaison nomme un tableau avec trois colonnes nommées. Le brainstorm nomme un nombre et une limite de longueur par idée. Aucune n’est longue. Aucune ne laisse Claude deviner à quoi ressemble « bien » ici.

  • Tâche : un verbe précis et un objet précis
  • Audience : qui lit ou utilise vraiment le résultat

  • Contraintes : une longueur, un ton, un délai, ou ce qu’il faut inclure ou exclure

  • Format : la forme dans laquelle tu veux que la réponse arrive

Vérifie un premier prompt contre cette liste avant de l’envoyer. S’il en manque un des quatre, demande-toi si tu n’as en fait pas encore de réponse (dans ce cas, c’est normal, Claude peut t’aider à la trouver) ou si tu as juste oublié de le dire.

Dans Claude Tutorial

Ce même cadre s’applique pour relire, comparer, et organiser.

Nommer la tâche, l’audience, les contraintes, et le format n’est pas que pour l’écriture. Les leçons de l’appli transportent la même structure en quatre parties dans d’autres compétences Claude, pour qu’elle devienne automatique au lieu d’être quelque chose dont il faut se souvenir.

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Ce que les « contraintes » t’apportent vraiment

Les contraintes sont l’ingrédient que les gens omettent le plus souvent, généralement parce que la tâche ne semble pas en avoir besoin. C’est presque toujours le cas. Une contrainte de longueur empêche Claude d’écrire trois paragraphes quand tu en voulais trois phrases. Une contrainte de ton empêche une note interne décontractée de revenir en sonnant comme un communiqué de presse. Une contrainte d’inclusion ou d’exclusion empêche la réponse de s’égarer sur un territoire que tu n’avais pas demandé.

Erreur fréquente

Traiter les contraintes comme une finition optionnelle que tu ajouteras plus tard si le premier brouillon en a besoin. Une contrainte énoncée dès le départ façonne tout le brouillon. La même contrainte ajoutée après coup signifie généralement demander une réécriture partielle au lieu d’un premier passage propre.

Une habitude utile : avant d’envoyer un prompt, demande-toi ce qui te ferait rejeter le premier brouillon d’emblée, trop long, trop formel, une information précise manquante, et énonce ça comme une contrainte au lieu de le découvrir à la dure.


Quand la tâche est vraiment petite

Toute demande n’a pas besoin des quatre ingrédients énoncés en phrases complètes. Un suivi d’une ligne à l’intérieur d’une conversation pour laquelle Claude a déjà le contexte n’a pas besoin que tu reformules l’audience. Le cadre compte le plus pour le premier message d’une conversation, ou toute demande où se tromper te coûte un vrai tour de révision. Pour quelque chose de vraiment rapide, la tâche et le format seuls suffisent souvent.

Prompt
“

Donne-moi trois alternatives au deuxième point ci-dessus, même longueur, légèrement plus précises.

”

Ce prompt omet l’audience et les contraintes parce que la conversation qui l’entoure a déjà établi les deux. C’est le jugement à faire : énonce ce que Claude ne sait pas déjà, et omets de reformuler ce qu’il sait déjà.

Erreurs fréquentes

  • Empiler trois demandes dans un seul prompt. « Écris l’e-mail, puis une ligne d’objet, puis un suivi » te donne trois résultats bâclés au lieu d’un bon. Demande l’e-mail, obtiens-le correctement, puis passe à autre chose.
  • Décrire le sujet au lieu de la tâche. « Quelque chose sur notre nouvelle tarification » est un sujet, pas une instruction. Nomme le verbe : rédiger, comparer, résumer, lister.
  • Mettre le contexte en avant et enterrer la demande. Deux paragraphes de contexte suivis de « des idées ? » fait deviner à Claude ce que tu veux faire de tout ça. Mène avec la tâche, puis fournis le contexte dont elle a besoin.

Questions fréquentes

Comment écrire un bon prompt pour Claude ?

Réponds à quatre choses avant que Claude n’ait à les deviner : la tâche (un verbe précis et un objet), l’audience, toute contrainte (longueur, ton, ce qu’il faut inclure ou exclure), et le format que tu veux en retour. Un prompt qui nomme les quatre suffit généralement, même pour une demande rapide.

Un prompt Claude doit-il être long ou court ?

Aussi long que nécessaire pour répondre à ces quatre questions, et pas plus. Un prompt de trois phrases qui nomme l’audience, une contrainte, et un format vaut mieux qu’un paragraphe de contexte sans demande claire. La longueur n’est pas l’objectif ; la précision l’est.

Pourquoi Claude me donne-t-il des réponses génériques ?

Presque toujours parce que le prompt ne nommait que la tâche. Sans rien dit sur l’audience, les contraintes, ou le format, Claude remplit chaque trou avec son choix le plus sûr et généraliste, et la somme de ces choix sonne générique. Ajoute une vraie contrainte et la réponse s’affine immédiatement.

Dois-je être poli avec Claude pour de meilleurs résultats ?

La politesse ne change pas la qualité du résultat. Une structure claire le fait. « S’il te plaît » et « merci » sont bien d’inclure si ça te vient naturellement, mais ce n’est pas ce qui fait fonctionner un prompt.

Quelle est la meilleure structure de prompt pour Claude ?

Tâche, audience, contraintes, format, dans l’ordre qui se lit naturellement. Pour un premier message, énonce les quatre. Pour un suivi à l’intérieur d’une conversation pour laquelle Claude a déjà le contexte, énonce seulement ce qui a changé.

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